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Ouagadougou : le ministre de la sécurité et les policiers, sensibilisent sur le port du masque

Le gouvernement a rendu le port obligatoire de masque depuis le 27 avril 2020. Plus de vingt jours après avoir donné le temps aux populations de se procurer au moins un masque ou un cache nez, le contrôle de l’application de cette mesure a débuté ce lundi 18 mai 2020. Le ministre de la sécurité, Ousséni Compaoré, a lancé lui-même les contrôles avec la police. Mais pour le moment, la répression n’est pas l’objectif premier, même si elle interviendra par la suite.

C’est la panique, l’incompréhension pour certains, ou le mea culpa pour d’autres, en voyant des agents de police accompagnés du ministre himself les interpeller sur le non-respect du port du maque.

Le constat est plutôt encourageant. Beaucoup de ouagalais ont compris le bien-fondé de la mesure du port du masque. D’autres par contre, même s’ils le comprennent ne le portent pas, avançant l’argument de « je n’arrive pas à respirer », ou de « je n’ai pas l’argent pour acheter un cache-nez ».

Mais cela ne décourage pas les agents de police. « Nous leur expliquons que c’est un effort qu’on leur demande. Mieux vaut acheter un masque à 250 francs que de se retrouver avec la maladie » a déclaré l’un d’eux.

De nombreux usagers ont été arrêtés et verbalisés au feu tricolore. Certains avaient leur masque sous la selle de leur moto ou dans la poche, d’autres ne le portaient pas, prétextant effectuer une course rapide. D’autres encore n’en avaient tout simplement pas. Qu’à cela ne tienne, tous ceux qui ont été interpellés sans masque ce jours à ce moment précis, ont chacun eu un masque en cadeau.

« Mais on ne pourra pas distribuer les masques aux populations » déclare le ministre, qui appelle à la responsabilité de chacun.

Le principal objectif dans un premier temps est la sensibilisation. « Notre souhait est qu’il n’y ait pas de sanction, mais de rompre la chaine de transmission. Nous ne souhaitons pas poursuivre les gens dans leurs maisons ». Mais « nous ne pouvons pas dire que des sanctions ne sont pas prévues. Comme dans toute interdiction, celui qui viole la loi doit être sanctionné ».

 

 

Ange L. Jordan MEDA
Infowakat.net

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