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Paix et réconciliation : Le Dialogue interreligieux et interculturel, une voie inéluctable

Les membres du Comité d’initiative Dialogue ont organisé un point de presse au cours duquel ils ont décliné les différentes articulations du Symposium qu’ils entendent organiser du 3 au 7 mars prochain à Ouagadougou. Ce point de presse a eu lieu ce lundi 20 février 2017 à Ouagadougou en présence de Filippe Savadogo et de Lazare Ki-Zerbo, ainsi que d’autres membres de la plateforme Dialogue.

Filippe Savadogo, président du Comité d’initiative Dialogue

La question du dialogue interreligieux et interculturel est d’une importance et d’une actualité grandissante. Les rencontres entre les peuples et leurs traditions culturelles et religieuses se font toujours plus intense à la faveur de la mondialisation. « Ce processus multiforme interpelle les Etats et les Institutions de différentes manières », a indiqué Filippe Savadogo, président du Comité d’initiative Dialogue.

En Afrique, dans cette initiative de dialogue,  les questions liées au pluralisme culturel, linguistique et religieux, ont été abordées dans le cadre de cultures politiques associant le principe de l’unité nationale et territoriale et, dans les faits de la recherche d’une représentation plurielle des communautés socio-culturelles, linguistiques et religieuses.

Le présent symposium est une initiative pour le renforcement de la culture de la paix au Burkina Faso et en Afrique par le dialogue des religions et des cultures. Il sera un cadre de réflexion sur le dialogue des religions et des cultures et réunira diverses personnalités religieuses et culturelles. A en croire les conférenciers, cette manifestation devrait contribuer à l’enracinement de l’initiative africaine d’éducation au développement et à la paix par le dialogue interreligieux et interculturel lancé par le Pr. Albert TEVOEDJERE, le 29 mai 2015 à Cotonou.

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Ce symposium international de Ouagadougou s’inscrit donc dans le prolongement et le renfoncement des enseignements de Cotonou et ambitionne de s’élargir à des problématiques nationales et internationales notamment celles sur lesquelles travaille l’Alliance des Civilisations des Nations Unies, à savoir « le vivre ensemble dans un monde de diversités, la mise en œuvre de stratégies interculturelles pour favoriser le dialogue des cultures, la prévention des crises et des tensions interculturelles, etc. ».

« Notre monde est un monde complexe, un monde du changement permanent », a laissé entendre Filippe Savadogo avant d’indiquer que pour la création de la dynamique d’un dialogue interculturel d’un pays comme le Burkina Faso, « c’est aussi apporter sa pierre à la construction de la nation ».

Pour lui, le dialogue interreligieux au Burkina est un dialogue qui existe depuis des lustres. « Nous devons cultiver ce dialogue, former et éduquer la jeunesse en leur disant que l’avenir leur appartient », a-t-il souhaité.

Le FESPACO comme porte d’entrée pour ce symposium

Bruno ZIDOUEMBA, Secrétaire général de la plateforme Dialogue

Si la période du FESPACO a été choisie pour ce symposium, c’est parce que, selon le président du comité d’initiative Dialogue, « le FESPACO en lui-même est un projet de dialogue interculturel ». Depuis presque 50 ans, les gens viennent de tous les horizons pour cette manifestation et des divers prix sont discernés aux cinéastes. Il y a la présence d’autorités de haut niveau et dans ce sens, les membres du Comité d’initiative Dialogue estiment que cette manifestation qui réunira plusieurs personnalités venues d’horizons divers sera une opportunité pour eux de pouvoir lancer l’ouverture du Symposium à la fin du FESPACO.

La culture de la paix à travers le dialogue

« La paix n’est pas l’absence de guerre », rappelle Filippe Sabvadogo. Pour lui, ce sont les actions conjuguées de toutes les parties qui peuvent construire cette paix. Abondant dans ce même sens, Bruno ZIDOUEMBA, Secrétaire général de la plateforme Dialogue, indique que le désert n’existait pas (…). C’est un phénomène qui a été créé par certaines actions. La paix également n’est pas un phénomène inné. « La paix perpétuelle n’a jamais existé », a-t-il martelé avant de faire savoir que l’évolution du monde est marquée par des guerres. Ainsi, pense-t-il que, c’est à chacun de nous de jouer sa partition pour semer la paix dans le monde à travers de bonnes actions.

Armand Kinda

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