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Politique: le Burkina n’a pas besoin de « plan Marshall » mais de « compétences »

L’Association Jeunesse Espoir d’Afrique (AJEA) a organisé ce 11 mai 2019 le 13ème grand panel-débat à l’université Joseph Ki-Zerbo. Parrainé par Jonas HIEN, le président du Conseil National des OSC du Burkina Faso (CNOSC-BF), ce panel a été animé par 4 imminents panelistes dont Kadré Désiré OUEDRAOGO, Tahirou BARRY, Ousseni TAMBOURA et David MOYENGA.

« La situation socio-économique et politique du Burkina Faso : quelles ressources humaines et matérielle à la disposition du gouvernement ? ». C’est sous ce thème que les différents panelistes ont débattu tout au long de cette activité.

Kadré D. OUEDRAOGO

Pour Kadré Désiré OUEDRAOGO, le choix du premier responsable dans le département ministériel est un choix capital car « de ce choix dépendra en grande partie le succès ou l’échec du gouvernement. Le choix et l’acquisition, la comptabilisation, le suivi et le remplacement du matériel mis à la disposition de l’Etat doivent faire partie d’une procédure bien définie respectée par tout le monde. Il faut que le gouvernement dispose d’un organe de control efficace pour que les lois puissent être respectées ».

En ce qui concerne la situation nationale, KDO pense que « notre pays a besoin d’une nouvelle gouvernance, d’un dialogue national acceptable par tous et qui sera à même de mettre fin à la fronde sociale que nous observons ».

David MOYENGA

David MOYENGA, député sous la transition quant à lui fait le constat selon lequel le pays « a besoin d’une reconstruction matérielle au plan socio-économique et une reconstitution morale. On a pas besoin d’un plan Marshall, mais c’est dommage qu’au sortir d’une insurrection populaire avec tous ces espoirs, qu’aujourd’hui on en sort avec un bilan inquiétant sans aucun espoir». De son avis, pour être nommé ministre, il faut d’abord « la compétence, un certain nombre de savoir, et la conformité liée aux questions d’étique et de moralité ».

Cependant les nominations sont faites souvent faites par « affinité ou par voie partisane et non par les critères de compétence ». Et pour donner un nouvel espoir, «notre pays a besoin de compétence nouvelle, d’une énergie nouvelle qui peut être une solution à la paix et à la réconciliation durable. Ainsi les nouveaux acteurs n’auront ni passé ni passif et n’auront pas d’espace pour mener de contradictions entre eux » a-t-il poursuivi.

Djamila KAMBOU

Infowakat.net

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1 commentaire

Silowé 12 mai 2019 at 23 h 15 min

-LE BURKINA FASO A DES COMPETENCES ; MAIS ELLES NE SONT PAS MPP. AINSI, ELLES SONT REJETÉES PAR L’ACTUEL POUVOIR D’ÉTAT-MPP.

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