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Politique : “Les élections de cette année sont une obligation constitutionnelle” (S. Compaoré)

La situation nationale était à l’ordre du jour lors de la conférence du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) qui s’est tenue ce mercredi 28 avril 2020. Le président du parti, Simon Compaoré s’est exprimé sur la polémique qui se fait autour du décès de la député Rose Marie Compaoré. La question des élections n’a pas été omise et au président du parti au pouvoir de rassurer que les élections se tiendront à la bonne date le 22 novembre 2020.

Sur les non-dits du décès de la député, Simon Compaoré, pense qu’il y a des voies de recours aussi bien au niveau de l’administration que de la justice qui peuvent être utilisées pour aboutir à la vérité. « Si on a constaté des erreurs, il y a des voix qui peuvent réparer ces erreurs. Il existe dans la République des structures qui peuvent être mises en branle pour situer cette circonstance », dit-il.
Il indique que le dossier se poursuivra là où il doit se poursuivre, « s’il y a des erreurs, ceux qui sont dans les erreurs répondront, il ne nous appartient pas de remuer le couteau dans la paie. Notre mission, c’est de faire en sorte que ces plaies soient pansées rapidement et ne rien faire qui aille dans le sens de remuer le couteau dans la plaie».

Simon Compaoré reconnait que dans la gestion de la pandémie à coronavirus, il y a eu des insuffisances au niveau du traitement des malades, la communication par contre, il rassure que tout est en train de rentrer dans l’ordre. « Partout dans le monde, il y a eu une critique dans la gestion de la pandémie du coronavirus, l’essentiel c’est d’avoir une oreille attentive et prendre en compte toutes les critiques constructives et les prendre en compte afin d’être de jour en jour plus performant ».

Pour la question des élections, Simon Compaoré assure qu’il n’y pas de contradiction entre le CEFOP et l’APMP, « nous avons eu un bref échange sur la question et nous avons le même point de vue, qui est qu’il faut que les élections se tiennent à bonne date. La date du 22 novembre 2020 a été décidée par le gouvernement et opposition comme majorité, nous avons pris acte de cette date ».
Il signale qu’avec l’opposition, ils ont convenu qu’il faut tout mettre en œuvre pour éviter qu’il ait « un vide juridique au Burkina Faso ».

Le président du parti au pouvoir précise que « cela veut dire que les élections doivent se tenir à bonne date pour que nous respections tous ce qui est inclus dans le texte fondamental de notre constitution. Parce que nous savons tous les conséquences d’un non-respect de la constitution ».

« Les élections de cette année sont une obligation constitutionnelle et nous avons convenu de tous faire et de demander aux structures chargées de cette question, en l’occurrence, la CENI de tout faire pour que ces élections se tiennent à bonne date ».

Simon Compaoré dit être conscient du retard qu’a accusé la CENI dû à la pandémie, il reste donc à trouver des voies et moyens pour la reprise de l’enrôlement et l’établissement des CNIB en masse pour respecter la date prévue.

Nafisiatou Vebama

Infowakat.net

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