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PRIX KOOBO 2015 : une plume et une voix au rendez-vous de l’agriculture

La campagne Cultivons au Burkina a dévoilé les vainqueurs du prix Koobo 2015 pour l’agriculture familiale. Cette initiative vise à amener les journalistes à s’intéresser davantage aux problématiques du secteur agricole.
 
L’année passée, il s’agissait d’autres personnes. Aujourd’hui, ce sont eux. Ouaboué Bakouan et Gaoussou Nabaloum. C’est le verdict de l’édition 2015, deuxième du genre, du prix Koobo du journalisme pour l’agriculture familiale. Le premier en radio a obtenu 14, 80 sur 20 et le second en presse en ligne a une note de 15 sur 20. Seule absente, la télévision dont la moyenne a été jugée insuffisante. Pour l’heure, Ouaboué Bakouan savoure son prix : « c’est un honneur pour moi d’avoir été primé. J’ai voulu lancé un cri de cœur par rapport à l’accès aux intrants des producteurs. Ces intrants viennent souvent en retard et cela n’est pas agréable. »
 
De son côté, Gaoussou Nabaloum affirme : « Le titre de mon article est : Changement climatique : les éleveurs du Sahel en paient le prix fort. J’évoque les conséquences liées à ces changements climatiques dans la vie des populations de la localité. Je parle aussi du forage Christine qui est une source d’eau à cheval entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Mais quand le groupe électrogène qui l’alimente tombe en panne cela crée des problèmes. »
 
Les prix, remis ce mardi 2 février au siège du Secrétariat Permanent des ONG, sont constitués d’un chèque de 500 000 F CFA, d’un trophée et d’une attestation. Le jury, composé de cinq membres et présidé par Alima Farta/Ouédraogo, ancienne directrice de la radio nationale, a retenu les critères de la clarté du message, de la lisibilité, de l’exactitude des faits, du contenu, de l’intérêt du sujet, de l’esthétique, etc. Il a reçu 18 œuvres dont 9 en presse, 5 en télévision et 4 en radio. Selon lui, la note minimale pour prétendre au prix était de 14 sur 20. D’où le refus de décerner un prix à la section télévision qui n’a pas pu obtenir cette note.
 
Le prix Koobo du journalisme pour l’agriculture familiale vise à stimuler l’intérêt des journalistes pour les questions liées à l’agriculture. Selon Omer Kaboré, Directeur pays d’Oxfam, les journalistes doivent jouer leur partition « dans la construction d’un Burkina où tout le monde mange à sa faim en quantité et en qualité. » Dans un contexte où 80% de la population active au Burkina sont des exploitants familiaux et assurent l’essentiel de la production agricole du pays, il invite chacun à prendre en compte la cause de l’agriculture familiale. Pour un Burkina sans faim.
 
Seydou NACRO
infofaso.net
 
 

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