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Problématique sur le retour du coton Bt : « L’argument évoqué pour demander le retour du coton OGM n’est pas fondé », selon la COPAGEN

La Coalition pour la protection du Patrimoine génétique africain (COPAGEN) a tenu une conférence de presse ce jeudi 5 avril 2018 au cours de laquelle elle s’est prononcée sur la question du retour ou non de la culture du coton Bt au Burkina Faso. Sur ce point, la réponse de la COPAGEN est catégorique. Les conférenciers estiment que « l’argument évoqué pour demander le retour du coton OGM n’est pas fondé ».

« L’argument évoqué pour demander le retour du coton OGM au Burkina Faso n’est pas fondé. Pour preuve, le Mali, premier producteur ouest-africain de coton, pour cette campagne 2017-2018, ne produit que du coton conventionnel. Aussi, le troisième plus grand producteur sous régional, en l’occurrence la Côte d’Ivoire, ne produit que du coton conventionnel. Par le passé, le Burkina Faso a connu une période de gloire de son coton quand il était exclusivement conventionnel », c’est l’explication donnée par Mme Aline Zongo, Directrice INADES formation Burkina, pour justifier la thèse de la COPAGEN selon laquelle la baisse de rendement cette année du coton n’est aucunement liée au retour au coton conventionnel. « Il faut chercher le problème ailleurs », ajoute-t-elle. Et à Ibrahim Ouédraogo, Membre du Conseil d’Administration de la COPAGEN de préciser que si au Mali et en Côte d’Ivoire les rendements sont plus élevés qu’au Burkina Faso, « c’est dû à la qualité des sols ». Il préconise que l’on cherche d’abord à améliorer la qualité des sols avant de prétendre à un fort rendement.

Aussi, sur une étude intitulée « le coton Bt et nous : la vérité de nos champs », présentée par la COPAGEN en 2017, il est ressorti que l’utilisation des semences génétiquement modifiées entraine « une augmentation des coûts de production de 7%, alors que les rendements baissent d’environ 7% en moyenne ». Pour Ibrahim Ouédraogo, il n’y a pas une grande différence dans la production du coton Bt et celle du coton conventionnel au point de rallier cette baisse de rendement à l’abandon du coton génétiquement modifié.

Les conférenciers ont également dénoncé l’introduction des semences génétiquement modifiées dans les cultures de base telles que le sorgho, le niébé, le maïs, etc. Ce qui constitue, selon eux, « une véritable menace à la souveraineté alimentaire des Burkinabè ».

Armand Kinda

Infowakat.net

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