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Procès 2015 : l’authenticité des audio de Bassolé remise en cause

L’audience de ce vendredi 16 Août 2019 est consacré pour la plaidoirie du Général Guibril Bassolé. Maître Dieudonné Boukoungou remet en cause la crédibilité des audios qui incriminent son client. Pour lui, sans les éléments audios, son client serait libéré. Il demande donc à la juridiction de l’acquitter parce qu’on n’a pas pu prouver leur authenticité.

Me Dieudonné Boukoungou dénonce les échanges qu’il y a eu entre le juge l’instruction et l’expert. Il estime que c’est un principe qui ne devrait pas être violé car, il porte atteinte à la qualité du travail de l’expert.

Malgré le fait que l’expert ait émit des réserves sur l’expertise des voix, le juge a insisté qu’il le fasse, << le juge a reçu de l’expert qu’il ne peut pas déterminer le rapprochement des voix et le juge lui a demandé de faire le travail comme il peut >>, dit-il. Pour l’avocat, le juge a abandonné sa mission qui est l’authentification des voix.

<< Vous voyez qu’il n’y a pas seulement l’omerta, le silence et les non dits des personnes, mais aussi le silence des juges>>, a fait remarqué maître Dieudonné Bonkoungou. Et la suite des écoutes a été menée sans que les avocats de Djiibrill Bassolé n’en soient informés.

L’avocat rappel que l’accusation de son client repose essentiellement sur les faits sonores et que les autres chefs d’accusations qui sont les sommes d’argent reçues par le fils de Diendéré et le journaliste Adama Ouédraogo n’ont pas connu de suite faute de preuves. Ces éléments sont mentionnés dans les enquêtes pour le prouver, ce qui sous-entend selon le Me Bonkoungou que ces éléments ne contiennent aucune particularité à la charge de Djibrill Bassolé.

De ce fait, Dieudonné Bonkoungou affirme que les deux élément audio far qui sont les supposés échanges téléphoniques entre d’une part Bassolé et le commandant Damiba, et d’autres part entre Bassolé et Guillaume Soro n’ont pas d’origine connue:  << ce sont des audio non datés et les expertises sont menées dans des circonstances pas claires >>.

Le défenseur de Bassolé pose donc la question à la juridiction : << peut-on admettre qu’une preuve est loyale alors que son origine cachée ? Pouvez- vous asseoir votre conviction sur ce genre de pièce ? Pouvez- vous trancher sur des pièces obtenues dans les conditions les plus flous ? >>.

Pour l’avocat de Djibrill Bassolé, la mission de l’expert n’est pas crédible donc non fiable. Il demande donc à la juridiction d’écarter de manière définitive ces éléments sonores et acquitter son client.

Nafisiatou Vebama
Infowakat.net

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