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Procès des militaires de l’ex-RSP « Si on a bâclé le dossier de Madi, ce qui va suivre sera pire », dixit Pascal Zaïda

 

Le Cadre d’expression démocratique (CED) a animé, le mercredi 25 janvier 2017, à Ouagadougou, une conférence de presse. L’objet de cette rencontre du CED avec la presse, était de donner leur lecture des récentes décisions judiciaires du tribunal militaire.

Pascal-Zaida Coordonnateur du CED

Le Cadre d’expression démocratique (CED) ne compte pas se taire suite au traitement du dossier Madi Ouédraogo et 28 autres. En effet, au cours de cette rencontre avec la presse, le président du CED a décrié des vices de formes et de fonds, en plus d’une justice qu’il qualifie de «  sélective », au vu du déroulement du procès.

En effet,  à en croire Pascal Zaïda,  le tribunal militaire a péché, en refusant d’écouter certaines personnes évoquées lors des témoignages. A l’écouter, l’acte qui laisse confirmer le doute de la sincérité du tribunal, est la récente sortie médiatique du commissaire du gouvernement, Alioune Zanré.

« Comme nous voulons la manifestation de la vérité, la logique voudrait que le général Diendéré, le général Zagré ou Zida, dont les noms ont été cités, viennent témoigner pour confirmer ou infirmer ce qui a été dit », estime M. Zaïda. De son avis, rien ne  peut justifier la tenue de cette conférence de presse du parquet du tribunal militaire sur la question, « si véritablement le verdict donné était réel et en vertu des lois en vigueur ».

De ce qu’ils ont qualifié de « parodie de justice » à travers ces différents « trébuchements », Pascal Zaïda et ses camarades du CED disent craindre surtout pour le sort réservé aux « grands dossiers » parmi lesquels celui du putsch manqué et du général Diendéré.

Et d’ajouter que : « Si on a bâclé le dossier de Madi, ce qui va suivre sera pire », a-t-il lancé avant d’inviter les premières autorités à prendre des garde-fous contre de telles dérives, à l’avenir.

Avant de se séparer des hommes de médias, le CED a entre autres,  souhaité que le procès sur le putsch manqué soit retransmis en direct sur les ondes nationales (télévision et radio) et dans les médias privés, dans le but que « tous les Burkinabè soient situés, en temps réel, sur la responsabilité des complices ».

Aussi,  Pascal Zaïda appelle à la suppression du tribunal militaire qui, selon lui, est un tribunal à la solde de la hiérarchie et « prompte à envoyer au cachot uniquement les adversaires politiques ».

Nadège Compaoré

Infowakat.net

 

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