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Procès Putsch: Guelwaré et Diawara dans le collimateur

L’audience du mardi 02 avril 2019 était consacrée à la visualisation des vidéos, des déclarations , des communiqués lors du putsch et des images prises au carrefour de BF1 et à certains endroits de la ville. Ces images montraient certains membres du RSP en possession d’armes lourdes et de véhicules V8.

Le parquet est revenu sur les observations faites par la défense par rapport aux audios diffusés lundi 01 avril 2019. Me. Kientarboumbou a affirmé que les éléments audios étaient des faux, qu’il ne les reconnaissait pas, ainsi que sa cliente Aminata Guelwaré.

Pour le parquet, dame Guelwaré a été entendue par un des conseillers de la chambre d’instruction. Et dans son procès verbal du 22 novembre 2017, elle a, elle-même expliqué qu’il y a eu ce communiqué appelant à soutenir le putsch. Le parquet pense donc que c’est parce que la défense n’a pas d’arguments qu’il rejette cet audio.

Et à l’avocat de la défense de répliquer en disant que ce soit devant le juge et la barre, dame Guelwaré n’a jamais reconnu l’audio. Pour la défense, c’est un montage pour s’acharner contre Aminata Guelwaré.

Trois éléments sonores ont été ensuite passés, il s’agit des échanges entre Fatimata Diawara et Saboué Massa. Selon l’observation faire par le parquet , Fatimata Diawara voulait mobiliser les autres à faire une « sale besogne » et par la suite, elle promet de les faire sortir et de leur trouver du travail.

Sur ces mêmes enregistrements, le parquet affirme: << elle a utilisé tous les moyens pour berner ce carré de fidèles à Diendere pour rester jusqu’à ses fins >> et ces audios témoignent qu’elles étaient à la solde des deux généraux, Djibrill Bassolé et Gilbert Diendéré.

Selon Me Somé de la partie civile, les éléments sonores nous renseignent sur le rôle que Diawara à joué dans l’affaire. <<Le premier rôle est de collecter des fonds pour soutenir les hommes afin de galvaniser les troupes pour qu’ils puissent mener à bout le coup d’Etat>>. Le deuxième rôle était l’opérationalisation; Diawara donnait des instructions à des militaires, les suppliants tous de sortir, << elle donnait des stratégies pour réduire l’ennemie à néant>>, poursuit Me Somé.

Toujours selon lui, elle a joué un selon si important qu’elle occuperait la troisième place des accusés si on devait les classer par ordre de gravité.

La défense quant à elle rejette ces audios et affirme qu’il n’y a rien qui permette de rattacher les voix aux personnes qu’on accuse. <<Sur quelle base dites vous que c’est la voie de dame Diawara>>, s’exclame Me Dabo. La défense a aussi relevé le fait que le parque n’a pas respecté les procédures qui permettent de rattacher les voix aux personnes accusées.

Nafisiatou VEBAMA

infowakat.net

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