21 Mai, 2019 @ 0:12

Ceci est un communiqué de Dieudonné Zoungrana Directeur de publication du quotidien Aujourd’hui au Faso, qui s’excuse des commentaires faits sur le plateau de la RTB concernant la diaspora burkinabè.

Notre prise de position sur la question de l’authentification des diplômes d’entrée a la Fonction publique a été jugée offensante,injurieuse,discriminatoire, voire haineuse,par une partie de nos compatriotes. Nous comprenons et partageons les frustrations légitimes, exprimées d’une façon ou d’une autre, par des burkinabè. Notre intention n’était pas de blesser, de jeter l’opprobre ou de stigmatiser une catégorie de nos concitoyens qui sont nés, qui ont fait leurs humanités ou qui font des affaires au Burkina Faso ou hors des frontières matérielles du pays. A tous ceux qui se sont sentis concernés, à toute la diaspora qui s’est sentie ciblée, humiliée, par nos propos, nous présentons nos sincères regrets et excuses.

Dieudonne Zoungrana
Directeur de publication de Aujourd’hui au Faso

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Anonyme 18 avril 2019 at 20 h 46 min

DE MON OBSERVATOIRE & AFRIQUE TRIBUNES

DÉBAT DE PRESSE : LE CSC AUDITIONNE DIEUDONNÉ ZOUNGRANA ET LA RTB DEMAIN !

Depuis l’accession de Rock Marc Christian Kaboré au palais présidentiel de Kosyam en novembre 2015, les langues se délient, les débats démocratiques se mènent avec beaucoup plus de liberté et de passion, aussi bien dans les médias de services public et privé que sur la toile.

Très volubiles, les téléspectateurs et les auditeurs s’en donnent à cœur joie lors de leurs interventions dans les émissions grand public, de véritables émissions interactives qui leur permettent de vider leur sac en vue de contribuer à l’amélioration de leurs propres cadres, conditions de vie et de travail.

Constamment branchés sur les différents canaux d’information, les pouvoirs publics (l’autorité supérieure de régulation des médias en tête) suivent avec beaucoup d’intérêt cette belle avancée du jeune processus démocratique à la promotion duquel les habitants de ce pays ouest-africain jadis qualifié de laboratoire de la démocratie en Afrique s’activent.

Du reste, à travers une multitude d’articles et de posts, nous avions plus d’une fois salué et encouragé ce remarquable activisme des Burkinabè, tous bords et groupes socioprofessionnels confondus. Tant il est et demeure vrai que cet engouement exceptionnel témoigne de la vitalité de la démocratie burkinabé, ce malgré une situation d’ensemble délétère à cause des agressions territoriales.

DES DÉBATS CERTES HOULEUX MAIS FRANCS ET COURTOIS…

Les débats télévisés et radiodiffusés, avons-nous toujours rappelé, contribuent à cimenter la démocratie. En effet, les émissions organisées et encadrées par les professionnels de l’information et de la communication sont de véritables réceptacles d’échanges d’idées qui contribuent à une meilleure perception des problèmes nationaux et internationaux.

Idem pour les débats pluridimensionnels et plurisectoriels civilisés, courtois, encadrés par les spécialistes de la presse écrite dans leurs sites d’informations ouverts 24h/24 à leurs lecteurs ainsi qu’aux internautes des quatre coins de la planète.

Pour mesurer toute l’importance dudit engouement, il n’y a qu’à suivre les lecteurs, les internautes, les auditeurs et les téléspectateurs burkinabè. En effet, ils veillent au grain. Comme à a prunelle de leurs yeux.

Pour rien au monde, ils ne ratent les débats de presse car ils ne veulent pas s’en faire conter ! Mieux, sitôt après, ils inondent la toile de leurs critiques et suggestions, question de permettre aux débatteurs professionnels invités sur le plateau de connaître leurs points de vue afin de mieux les servir à l’avenir.

DU DÉBAT DE PRESSE DU DIMANCHE 14 AVRIL 2019

Dimanche dernier, le débat de presse animé par la Radiodiffusion télévision nationale (RTB) n’aura pas été du goût de certains téléspectateurs. Actualité oblige, il avait été largement consacré entre autres sujets brûlants et préoccupants à l’intention clairement affiché du gouvernement Christophe Dabiré d’exercer un contrôle sur les diplômes des fonctionnaires et agents publics de l’Etat.

Sur ce point précis, certains téléspectateurs estiment que Dieudonné Zoungrana, directeur de publication du quotidien « Aujourd’hui au Faso » a tenu des propos désobligeants à l’encontre de la diaspora burkinabè jadis établie en Côte d’Ivoire, certes dynamique mais coupable à ses yeux de traîner de petites tares.

Néanmoins, pour couper court à toute allégation, ces « diaspos » exigent des excuses publiques de la part de Dieudonné Zoungrana et du journaliste responsable de l’émission dominicale « Débat de presse » ainsi que l’auto-saisine de cette affaire par le Conseil supérieur de la communication (CSC), pris en sa qualité d’autorité supérieure de régulation des médias au Burkina Faso.

Décidée et programmée par le CSC, cette audition de Dieudonné Zoungrana et des responsables de la RTB aura lieu demain vendredi 19 avril 2019 à partir de 15 heures. » Gageons donc qu’elle offrira l’occasion aux eux et aux autres de dissiper les malentendus et les sous-entendus nés de l’interprétation des propos d’un journaliste reconnu pour son impartialité.

Espérons également qu’à l’avenir, les Burkinabè mécontents des propos tenus lors des débats de presse mettront un point d’honneur à relever ce qui doit l’être, avec toute la courtoisie requise. A contrario, si ce qu’il nous a été donné de voir et de vivre comme spectacle devait se répéter, ce serait tout simplement fort regrettable pour notre jeune processus démocratique.

D’ici là, question à un sou : qui a pu bien mettre dans la tête de certains Burkinabè que du seul fait du droit de sol, ils pouvaient être traités différemment de leurs compatriotes nés sur la terre natale ?

BURKINABÉ DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS !

Depuis quand et au nom de quoi nous pouvons catégoriser des Burkinabè ? En effet, que peut bien rechercher le Burkinabé Karim delabola en écrivant courageusement ceci au sujet de nos frères nés en Côte d’Ivoire :

« Il y a une kyrielle de préjugés sur leur compte. Ils sont en général très soignés de leur personne, ont un code vestimentaire élégant, ont le verbe haut (avec l’accent ivoirien), plein d’humour et sont charismatiques. Partout où ils passent, ils détonnent sur leur entourage. Du fait de leur hardiesse, ils disent souvent très haut ce que les tenga pensent tout bas. »

Bref, au lieu de sauter à bras raccourcis les uns sur les autres, les Burkinabè qui naissent libres et égaux en droits, qui sont par ailleurs astreints aux mêmes devoirs, ne feraient-ils pas mieux, par les temps qui courent, de conjuguer les seuls verbes qui vaillent la peine d’être conjugués ?

Vivement donc que quelles que soient la nature et la complexité des futurs sujets de débats de presse, ces Burkinabè-là qui sont un et indivisible, utilisent leurs méthodes favorites qui leur avaien toujours valu d’être cités en exemples dans le monde entier : le dialogue fécond sur fond d’acceptation des différences.

Ce n’est pas pour rien que dans beaucoup de domaines de l’activité humaine, le pays des hommes intègres tient le haut du pavé. En font partie intégrante :

– l’exemplaire parenté à plaisanterie ;

– la cohabitation harmonieuse entre ses 63 communautés ;

– l’inter-religionalité ;

– la forte capacité de mobilisation et d’organisation ;

– l’extraordinaire esprit créatif qui lui aura valu de mettre à la disposition des autres peuples du monde une multitude d’organisations extraterritoriales respectables et respectées.

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