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Rackets sur les axes routiers : Monsieur le ministre de la sécurité intérieure, quel est le rôle de votre police des polices ?

S’il y a une nouvelle qui intrigue plusieurs personnes aujourd’hui au Burkina Faso, c’est bien la grève de 72heures lancée par l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB) depuis ce jour 8 février 2017 et ce, jusqu’au 10 février prochain sur toute l’étendue du territoire. Cette grève est due au différents agissements négatifs de nos forces de défense et de sécurité (FDS) dans leur contrôle sur certains axes routiers du pays. Que se passe-t-il vraiment avec la police des polices du ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la sécurité intérieure, Simon Compaoré ?

Mise en place depuis plus de 6 mois pour lutter contre les rackets et les tracasseries sur les différents axes routiers du pays, la police des polices initiée par Simon Compaoré ne semble pas faire son travail car les transporteurs routiers cris aujourd’hui leur ras-le-bol face à ces agissements qui sont censés disparaitre du Burkina Faso depuis la mise en place de cette institution. Eh oui, les conducteurs dénoncent toute sorte de rackets et de tracasseries constatées chaque jour qu’ils empruntent certains axes.

Un mode opératoire qui laisse à désirer selon certains conducteurs. « Le chauffeur de gros porteur est obligé de descendre de son véhicule pour rejoindre l’agent caché dans les broussailles pour vérifier les documents moyennant éventuellement quelque chose. Pourtant, les véhicules personnels dont les permis de conduire sont de catégorie inférieures sont contrôlés sur place afin qu’ils puissent continuer leur chemin », a déploré Ibrahim Rabo, président de l’UCRB au cours d’une conférence de presse. Un membre de l’URCB a également déploré le fait que les forces de défense et de sécurités censées faire un contrôle exhaustif des différents véhicules qui empruntent les axes routiers dans le but de sécuriser la vie des populations contre le terrorisme récurent ces temps-ci au Burkina Faso, rackettent même les conducteurs qui sont en norme dans leurs documents. « Si un chauffeur s’entend avec un terroriste il peut l’introduire au Burkina Faso sans problème. Pourvu qu’il ait de l’argent pour remettre aux forces de l’ordre qui effectuent le contrôle et il a la route libre » s’est-il indigné avant de poursuivre en expliquant que même si les pièces demandées par les forces de défense sont correctes, le conducteur est souvent obligé de payer pour pouvoir continuer son chemin sinon il n’a pas moins de 3 heures à perdre à ce point de contrôle (Des allégations contenues dans certaines presses locales).

La question que l’on se demande maintenant est de savoir, que font la police et la gendarmerie, unies pour agir de concert dans le cadre de la police des polices mise en place pour débusquer les agents indélicats et leur affliger une sanction à la hauteur de leurs actes ? Faut-il croire que ceux qui ont la charge de guider cette police des polices sont complices de ces rackets ?

Monsieur le ministre de la sécurité, votre idée ne semble pas produire de bons grains. Il faudra, soit prendre des mesures fortes contre les chefs de cette police des polices, soit dissoudre cette institution qui en est une de plus, semble-t-il, pour notre économie qui a du plomb dans l’aile.

Armand Kinda

Infowakat.net

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