23 Mai, 2019 @ 10:39

Le mois de carême, le mois durant lequel, les commerçants malintentionnés spéculent sur les prix des denrées élémentaires du quotidien pour faire du bénéfice. Dans le but de contrôler les pratiques des marchands, le ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat a entamé depuis le début du mois de mai une opération de contrôle spécial ramadan. Ce lundi 13 mai une visite inopinée a effectué dans quelques boutique et alimentation de la place pour constater de visu les prix des produits, et surtout leur qualité.

Jean Tiendrébeogo

Première boutique visitée, c’est la surprise chez le tenancier. Explication du contexte faite, les agents de l’Agence Burkinabé de Normalisation, de la Métrologie et de la Qualité (ABNORM) entre en jeux et commence à vérifier les poids et les prix des produits de grande consommation tels que le riz, le sucre et l’huile.  Le constat est clair, cette boutique située à Kalgondé ne respecte pas toutes les règles. Spécifiquement en ce qui concerne les dates de péremption de certain produits.

De plus, le sucre chez lui, la chose la mieux consommée en cette période est à 17 000 Francs CFA le carton de 25 paquets pour ce qui concerne la marque SN SOSUCO ; contre 17 500 Francs CFA pour St Louis autre marque importée avec les mêmes quantité. « Ce n’est donc pas un problème de cherté, mais de régulation » selon Harouna KABORE, ministre du commerce.

Autre lieu autre constat. Chez Jean TINEDREBEOGO les prix sont systématiquement affichés et les poids respectés. D’ailleurs ce commerçant affirme avoir fait « des rabais pour cette période de jeûne ». Contrairement à Moussa, Jean pratique les mêmes prix pour les deux marques de sucre précédemment citées.

Boites de conserve déclassées

Changement de décor, nous nous retrouvons dans une alimentation bien connue de la place toujours au quartier Kalgondé. Un tour d’horizon dans les rayons pour constater l’affichage des prix, tout est correcte. Là encore des prix promotionnels sont affichées sur des produits, en particulier sur le lait. Mais là où le bât blesse, c’est que dans les frigos certaines marques de yaourt les prix ne sont pas indiqués. « Ils se sont effacés » selon madame SAWADOGO, gérante de l’alimentation. Quelques pas de plus dans les rayons et le ministre est interpellé : « ces boites de corneboeuf sont presque périmées ». La gérante, une fois notifiée, instruction lui est donnée de retirer tout le stock concerné des rayons. Heureusement, la quantité était moindre.

Un autre souci est relevé à leur niveau, celui des « sous poids » des sacs de céréales. La gérante reconnait ne pas avoir le matériel pour la pesée à son niveau, mais la responsabilité incombe aux grossistes. « Nous, nous sommes des détaillants. Quand vous commandez des tonnes de sacs, il est très difficile de les peser un à un » explique-t-elle.

Cependant, au-delà de la sanction, c’est plutôt la sensibilisation qui prévaut. Les commerçants, qu’ils soient détaillants, semi grossistes ou grossistes, sont tous entretenus sur la question de la gestion des « carnets de vente » et sur les pertes préjudiciables à l’ensemble des Burkinabè, sur eux-mêmes y compris, en cas de non-respect des cahiers de charge.

Ange L. Jordan MEDA

Infowakat.net

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