A LA UNE Articles Burkina Santé

UNFPA/Burkina : Agir sur la mobilisation des ressources internes pour financer la planification familiale

La planification familiale es de plus en plus adoptée en Afrique de, sauf dans la partie Ouest du continent qui a le taux de fécondité le lus élevé avec en moyenne 5,4 enfants par femme. Plus de 64% de de la population Ouest Africaine a moins de 24 et le taux de grossesse chez les adolescentes est deux fois plus élevé que la moyenne mondiale. Au Burkina Faso, l’accès aux contraceptifs est un droit. Et l’Etat s’est engagé à accroître les ressources  financière pour l’achat et la mise à disposition au profit des populations cibles. C’est dans ce contexte que les acteurs du secteur se réunissent du 26 au 28 août 2020 à Ouagadougou, pour définir les modalités de mobilisation des ressources à l’interne du pays, pour assurer la disponibilité des produits. 

En Afrique de l’Ouest, plus d’une fille sur 10 âgée de 15 à 19 ans est déjà mère. Cette situation conduit à une non maîtrise du dividende démographique, qui n’est pas en faveur des économies des ses pays déjà fragiles et non efficacement structurées.

Dr Emmanuel Siri, Directeur général de la santé

Depuis l’accord de Ouagadougou en 2011, les pays francophones de la région ont, en partenariat avec la fondation Bill et Melinda Gates décidé d’allouer chaque année une part croissante de leurs budgets nationaux à la planification familiale. Mais depuis trois ans, seulement quatre de ces pays y arrivent.

La session de travail organisée par le Fonds des Nations unies pour la population et le ministère de la santé, vise à déterminer les mécanismes pour booster la collecte des ressources financières en faveur de la planification familiale au Burkina Faso. “Ce n’est pas qu’il n’y a pas de ressources suffisantes pour le Burkina Faso” contraste Dr Emmanuel Siri, directeur générale de la santé publique. Mais il s’agit de recueillir les bonnes idées pour assurer la pérennité des produits contraceptifs au profit des populations ciblées, afin que la planification familiale soit une réalité.

Dr Olga Sankara, UNFPA

“La fondation Gates met deux dollars sur chaque dollar que le gouvernement et les acteurs nationaux mettent pour la planification” a expliqué Dr Olga Sankara, représentante assistante de l’UNFPA. Ceci pour encourager les investissements en la matière.

Cependant, le vrai problème du Burkina Faso sur la question n’est pas l’argent, mais la “disponibilité du produit au derniers kilomètres” et “l’aspect culturel” ajoute Dr Sankara. “Parfois, les produits sont disponibles dans les communes et dans les centres de santé, mais il y a des villages situés à 5 km qui n’arrivent pas à avoir accès”. Le plaidoyer pour faire tomber la barrière culturelle se situe dans le fait de faire comprendre  que “l’essentiel est sur la qualité des enfants plutôt que sur le nombre d’enfants. Plus il y a des enfants, moins il y a des ressources pour investir en eux” a conclu Dr Olga Sankara.

Ange L. Jordan MEDA
Infowakat.net

ARTICLES SIMILAIRES

Burkina/Boucle du Mouhoun : un chef de village enlevé dans la Kossi

Jordan MEDA

Burkina/Fada : La population descend au gouvernorat avec des corps de proches tués

Jordan MEDA

Concours directs : 1 290 142 candidatures pour 4 721 emplois

INFOWAKAT

Elections couplées de 2020 : la date limite de réception des dossiers de candidatures

INFOWAKAT

Covid19-BF : 19 nouveaux cas confirmés à la date du 15 septembre 2020

INFOWAKAT

Cyber criminalité : Ils ont extorqué près de 10 millions FCFA à leurs victimes

Jordan MEDA

Laisser un Commentaire

Infowakat

GRATUIT
VOIR