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Vente de portable France au revoir : Un business qui satisfait tout le monde

La vente de matérielle seconde main tout genre au Burkina Faso, encore appelés « France au revoir » est un véritable business et les uns et les autres n’hésitent pas à se lancer dans le commerce. Electro-ménagers, voitures, cycles et motocyclettes, matelas, vêtements et autres, les « France au revoir » règnent en maitre au grand bonheur des Burkinabè. A côté de ces différents objets, le marché des téléphones portables « France au revoir » n’échappent pas à la règle. Aux abords de certaines artères de la capitale burkinabè, le marché des portables « France au revoir » se développe et ces petits gadgets qui rivalisent d’offres technologiques se vendent comme des petits pains. Pourquoi tant d’engouements pour des appareils dont l’achat n’a pas de garantie, comme le dirait l’autre, « tout risque ». Infowakat s’est plongé au cœur de ce business qui satisfait, de toute évidence tout le monde.

Il n’est pas rare de voir sur certaines artères de Ouagadougou, un attroupement suscitant la curiosité, après information, on vous dira que c’est un déstockage de magasin de téléphones portables en provenance d’Europe ou d’Amérique  appelés « France au revoir », un nouvel arrivage dit-on. Là, revendeurs et clients opportunistes se bousculent pour faire la bonne affaire. Après donc ces déstockages, les portables « France au revoir » se retrouvent partout. Trimballés par des vendeurs ambulants ou exposés aux abords des avenues, les portables « France au revoir » s’arrachent comme de petits pains, surtout que dans le lot on peut se procurer un appareil « original » moins cher qu’en boutique. Et ce n’est pas Assi So, qui nous dira le contraire, elle qui se dit satisfaite de l’affaire qu’elle venait de conclure au niveau des vendeurs installés en face du lycée mixte de Gounghin.

« Je trouve mon compte et le vendeur également trouve son compte, personne ne perd des deux côtés »

 « Les portables « France au revoir » me conviennent bien, parce que j’avais un autre portable qui ne marchait pas bien et je suis venu troquer et je trouve le nouveau très bien, même si c’est une seconde main, c’est l’original », nous confie-t-elle. Donc la qualité est l’élément qui suscite l’achat. Mais, quand est-il de la garantie en cas de panne ? La question vaut son pesant d’or, car en ces lieux, on ne parle pas de garantie et, c’est le « tout risque » qui est de vigueur.  « Je ne peux pas dire qu’il y a une garantie en tant que telle, comme ce sont « des France au revoir », c’est tout risque. Mais, il m’a donné son numéro au cas où j’aurais un problème avec le portable, je peux l’appeler pour qu’il voit ce qu’il peut faire », nous relate la jeune Assi So sur la question. Le deal convient bien à notre interlocutrice qui assure que les deux parties trouvent leur compte. « Moi, qui suis acheteur, je trouve mon compte et le vendeur également trouve son compte, personne ne perd des deux côtés », nous lance-t-elle toute contente.

Pas de garantie, tout est une question d’entente

Si les portables « France au revoir » plaisent, il faut dire, cependant qu’il y a un iactus, car n’y a pas toujours la possibilité de se faire rembourser, si toutefois l’appareil est défaillant. Et c’est au petit bonheur la chance que le client fait achat. Néanmoins, il y a toujours dans ces circonstances des petits arrangements. A en croire Laili Diallo, vendeur de téléphone portable  » France au revoir « , lorsqu’il y a un problème et que le client revient pour changer d’appareil, il y a une sorte d’entente et de négociation et à la clé, le client ajoute un petit surplus pour pouvoir échanger son appareil. « On s’arrange toujours avec eux pour qu’il revienne demain, on ne peut pas leur dire que l’on ne va pas échanger, cela n’est pas bien », explique Laili Diallo. C’est justement, ce que vient de faire Bouba. Venu acheter un portable la veille, ce dernier à constater que son appareil présentait un défaut de charge. « Je suis venu acheter un portable hier, mais je me suis rendu compte qu’il y avait un problème de charge, mais en revenant voir le vendeur, j’ai vu que c’est le câble du chargeur qui avait un problème et on s’est entendu et il m’a donné un autre câble », nous fait savoir Bouba. S’agissant de la question de garantie, Bouba n’a pas trop d’inquiétude là-dessus, car dit-il, il a l’habitude d’acheter ses portables avec le même vendeur et le connais bien. La confiance seule garantie ! Et oui, du moins pour ce qui concerne notre interlocuteur. « Je le connais bien, lorsque je trouve que le portable a un problème, je reviens et on s’entend pour que je choisisse un autre portable » affirme-t-il.

Tout est question de bourse

Pour Jean Paul Ilboudo son choix sur les portables « France au revoir » est guidé par sa bourse. Celui-ci estime que ces portables sont accessibles, « j’ai déjà acheté un portable « France au revoir » à 12 500 F CFA et ça m’a donné satisfaction raison pour laquelle je suis revenu acheter un autre appareil », indique-t-il. Sur la question de garantie, Jean Paul Ilboudo n’a pas de souci, car pour lui, « même s’il y a une panne, on peut réparer à moindre coût et c’est mieux que d’acheter un appareil neuf », a-t-il déclaré. Fati, une acheteuse, est également du même avis. Pour elle, ce sont ceux qui ont des moyens qui peuvent s’offrir les portables en boutique. Du reste, pour elle, l’essentiel c’est de pouvoir communiquer. « Les portables chers ne durent pas avec moi, raison pour laquelle je préfère les France au revoir, c’est résistant. Voilà, je viens de payer un portable à 6 000 F CFA, même si ça se perd ou si ça se gâte, le prix n’est pas cher tu peux revenir payer. Mais, si tu paies un portable de 100 mille ou 60 mille et quelque un mois ou deux mois après ça se gâte, tu perds », nous conseille-t-elle.

Des risquent partagés

Parlant de tout risque, les clients ne sont pas les seuls à risquer leur peau dans ce business. Les revendeurs n’ont plus, ne sont en restent, car eux également effectuent leur achats chez les grossistes sans garantie. Pour eux, le risque est énorme, car s’ils arrivent à se frotter les mains, souvent, ils frôlent la banqueroute, du moins de leur avis. « On n’a beaucoup de problèmes dans la vente des portables France au revoir, parce qu’au niveau des grossistes, nous payons avec tout le risque car, on ne peut pas échanger les portables qui ne marchent pas. Et comme ce sont des portables déjà utilisés, lorsque les gens viennent acheter, il peut se trouver que c’est la batterie qui ne tient pas et on est obligé de réparer ou changer de batterie pour la personne » explique Laili Diallo. Selon lui, les prix des portables varient selon les modèles. Pour les écrans tactiles encore appelés portables androïdes, les prix vont de 15 à 70 mille F CFA et même plus. Outre cela, on peut s’offrir les portables simples avec touches entre 4 000 et 7 000 mille F CFA. Issaka Kabré, également vendeur de portable « France au revoir » ne nie pas les propos de son collègue, Laili Diallo, car à l’approvisionnement le risque est grand et il peut se retrouver avec des appareils qui ne s’allume même pas. « Là, c’est une perte pour moi, souvent aussi, les clients viennent acheter, certains peuvent aller laisser l’appareil tomber par terre ou dans l’eau et revenir dire qu’il a payé l’appareil comme ça et on est obligé de s’entendre avec la personne pour échanger le portable. Souvent en voulant même les classer, l’écran se casse et les gens ont coutume de dire, écran cassé, prix cassé », a-t-il déploré. Selon Issaka Kabré, malgré tous ces problèmes, il arrive à tirer son épingle du jeu, mais souvent ce sont des pertes qu’il enregistre.

Somme toute, la vente des portables « France au revoir », quoiqu’on dise nourri son homme et tout comme le commerce des autres objets de seconde main, elle a de beaux jours devant elle. A moins que l’ouverture du Burkina Faso à l’empire du Milieu, la Chine populaire ne viennent nous prouver le contraire.

Maurice Belemnaba

infowakat.net

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2 commentaires

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Ouedraogo Ibrahim 19 août 2018 at 16 h 22 min

Bsr je aimérai si possible avoir ton contact pour échanger directement

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INFOWAKAT
INFOWAKAT 19 août 2018 at 16 h 25 min

bonjour vous pouvez nous contacter à info@infowakat.net

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