Les ONG membres de ChildFund Alliance ont fait entendre la voix des enfants sur les violences dont ils sont victimes. En effet, elles ont initié un programme dénommé « Small Voices, Big Dreams », qui a permis à environ 5 500 enfants issus de 15 pays du monde dont le Burkina Faso de donner leurs opinions sur les violences qui leur sont faites. Au Burkina Faso, l’étude a été conduite par Educo et ce sont 448 enfants ont de la zone péri-urbaine de Ouagadougou qui ont été interrogés. Le rapport de cette étude a été présenté au cours d’un atelier tenu dans la matinée de ce mercredi 30 octobre.
« Small Voices, Big Dreams », « petites voies, grands rêves » est une initiative de onze (11) ONG membres de ChildFund Alliance dont Educo. Cette initiative a pour objectif de faire entre la voix des enfants sur des questions qui les concernent directement.
Un rapport présentant les résultats de l’enquête au Burkina comme dans les 14 autres a été publié. Ce rapport résume les perceptions des enfants et adolescents sur les formes de violence aussi bien celles dont ils sont témoins que celles qui s’exercent sur eux. 36% des enfants Burkinabè interrogés pensent qu’ils ne sont pas suffisamment protégés contre les violences. Dans tous les pays la violence physique et sexuelle est la plus citée.

« Frapper un enfant tous les jours, c’est de la violence » affirme la petite Awa âgée de 12 ans. Mais les violences subies par les enfants vont au-delà de la bastonnade selon le rapport de l’étude. Mariages précoces, abus sexuels, violence physique participation à la guerre sont autant de violences qui ont été citées par les enfants interrogés au cours de l’enquête.
Pour ce qui est des causes, 60% des estime que c’est parce qu’ils sont faibles face aux adultes. Et 52% pensent que la violence proviendrait du manque de maitrise de soi des adultes. La majeure partie des enfants ont affirmé qu’ils ne se sentent pas protégés contre les violences. Pour M. Soumaila SAKO, représentant de la secrétaire générale du Ministère de la Solidarité, de la femme et de l’enfant cette étude interpelle le gouvernement à redoubler d’effort dans la protection des droits de l’enfant. « Les violences qui touchent les enfants sont d’actualité dans notre pays. » 90% des enfants ont demandé aux adultes de les aimer d’avantage et de les écouter.
Pour M. Aimé OUEDRAOGO coordonnateur de programme de Educo Burkina, cette étude permettra d’identifier les problèmes qui affectent les enfants afin d’y apporter des solutions adéquates. « Après 15 ans dans le nord, l’ONG qui veut s’installer dans le centre doit faire une analyse situationnelle sur le droits des enfant dans la zone avant de s’installer. Cela permettra de faire des propositions d’action pour une meilleure prise en charge des enfants. » a laissé entendre. Mais faut-il que le rapport soit validé par les acteurs des droits des enfants
Yekiremi Abdias FARMA
Infowakat.net