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Burkina : Abdou DIONE veut écrire le livre le plus cher du monde

Le développement endogène de l’Afrique, un rêve pour bon nombre de jeunes africains. Plusieurs jeunes africains se sont donc lancés dans des projets panafricains pour développer des initiatives en exploitant les matières premières africaines. En encourageant et promouvant les inventions du continent. Le projet dénommé « Le livre le Plus Cher au Monde (LPCM) », est l’une de ces initiatives afin de permettre aux jeunes africains de prendre en mains le développement de leur continent. Le projet regroupe 12 pays d’Afrique dont le Burkina Faso. Allons à la découverte du projet dans toutes ses dimensions.

Il est le précurseur du projet LPCM, lui c’est Abdou DIONE, jeune sénégalais de 34 ans. Titulaire d’une maîtrise en sciences naturelles, il est écrivain, professeur et entrepreneur. A travers son projet, il cherche à dénicher les génies africains. Sélectionner et à autofinancer les meilleures œuvres littéraires, les meilleures inventions, innovations, créations, visions ainsi que les meilleures projets d’intérêt continental ou général, les savoirs purement africains. Une aubaine pour les jeunes africains de pouvoir s’affirmer et exercer leur connaissances.

Présentez-nous le projet LPCM GéniEinvest.

Le projet LPCM ou « Le Livre le Plus Cher au Monde », dont l’opérateur est la société LPCM GéniEinvest, est une initiative continentale destinée à mettre en lumière et à autofinancer le génie africain.
En termes simples, c’est le projet pour écrire « Le Livre le Plus Cher au Monde » (LPCM), intitulé : L’AFRIQUE À VENIR. Mais vous comprendrez que c’est bien plus qu’un livre. C’est tout un concept, une vision culturelle et économique, un combat pour une Afrique rassemblée, réunie et unie autour du génie africain. Le projet LPCM est une réelle ambition de bâtir une véritable industrie autour du génie africain et des talents d’Afrique. Tout ne doit plus être attendu de l’Etat comme par le passé.

La technologie permet maintenant aux populations de conjuguer leurs forces physiques et intellectuelles. Le financement du génie africain se fera alors par crowdfunding (financement participatif). Il ne s’agit pas de dons. Il s’agit d’investissements rendus simples et accessibles à tous (à partir de 0.53€ soit 350 FCFA).

LPCM GéniEinvest cherche avant tout à dénicher les génies africains, à sélectionner et à autofinancer les meilleures œuvres littéraires, les meilleures inventions, innovations, créations, visions ainsi que les meilleures projets d’intérêt continental ou général, les savoirs purement africains. Parallèlement, elle cherche à mobiliser les investisseurs potentiels. Outre les aspects culturels, le projet LPCM revêt ainsi des aspects économiques essentiels par lesquels LPCM GéniEinvest compte prendre part à la construction de votre avenir personnel.

Il vise en particulier le génie africain mais aussi, l’agrobusiness dont le poids du financement en Afrique représenterait, d’ici 2030, un milliard de milliards (Banque mondiale) mais aussi d’autres secteurs comme le commerce, la microfinance. C’est donc une opportunité immense pour créer de la richesse.

L’idée originale du « Livre le plus cher au monde », lancée dans les réseaux sociaux le 23 décembre 2019 a pour cheval de bataille : le panafricanisme pragmatique, l’afro-patriotisme socioéconomique.

Aujourd’hui, nous avons dans nos rangs deux génies sénégalais, l’un a inventé deux distributeurs. Un distributeur Automatique d’eau et du savon sans contact physique. Un Distributeur Automatique de Gels Hydro-alcooliques et l’autre invente une infinité de machines agricoles et industrielles avant-gardistes.

Enfin, il convient de faire une légère distinction entre le projet « LPCM » et la société LPCM GéniEinvest. LPCM GéniEinvest est l’opérateur du projet LPCM. C »est une société, un cadre technique et juridique qui offre aux africaines et aux africains l’opportunité d’investir intelligemment dans le génie africain, permet à chacun d’être actionnaire dans la société et de gagner des dividendes dans un avenir proche. Mieux, elle offre aussi toute une gamme d’opportunités intéressantes.

Monsieur DIONE, comment vous avez eu l’idée d’un tel projet, qu’est-ce qui vous a poussé à l’envisager?

J’ai eu le déclic en suivant un documentaire sur Bill Gates. À travers lequel j’ai appris que M. GATES a acquis, en 1994, un manuscrit original de Léonard de Vinci, Le Codex Leicester, à 30.8 millions de dollars soit 18 milliards de francs à l’époque (53,22 millions de dollars soit environ 31 milliards de FCFA aujourd’hui!). En tant qu’écrivain, je voulais immédiatement comprendre les justificatifs d’un tel prix. Alors, je me suis tout de suite lancé sur Google.

Là, j’ai découvert que le Codex Leicester, qui ne fait que 18 feuilles doubles, et juste 72 pages, était le livre le plus cher au monde. En dehors du long temps qui s’est écoulé entre la rédaction du manuscrit et sa vente, du fait que Léonard de Vinci est ce génie de la Renaissance, Le Codex représente un recueil de plusieurs observations sur une foultitude de disciplines. D’où ce qui explique son prix faramineux. C’est alors que je fus inspiré d’écrire « Le livre le plus cher au monde » à ma manière. J’ai ainsi imaginé un livre grandissime : un livre-vision continentale commune touchant à tous les domaines et à tous les secteurs, une œuvre phénoménale qui serait écrite par toute l’Afrique, par tous les génies africains, dans le but de tracer la route qui mène vers L’Afrique à venir.
Déclic, ai-je dit tantôt, parce que je pense que cette idée du livre le plus cher au monde s’est lentement mais sûrement formée en moi. Cela correspond, je crois, à l’aboutissement d’un rêve.

Quelles sont les objectifs du projet ?

Élaborer un livre-vision continental. Nous avons, à cet effet, des objectifs spécifiques, qui sont de dénicher le génie africain où qu’il soit. Tirer l’Afrique vers la lumière par son génie et ses talents grâce à la lecture de haute qualité. Autofinancer le génie africain. Lever par crowfunding des centaines de millions voire de milliards de fonds à réinjecter dans le génie africain.

Lorsqu’un président occidental dit: « Il faut des jeunes (…) qui aient envie de devenir milliardaires. » Je crois qu’il dit vrai. Mais puisse que leurs jeunes seraient milliardaires à partir de conditions optimales adossées à l’exploitation des richesses africaines, faudrait-il qu’on impose aux jeunes africains de devenir d’abord milliardaires, les autres après.

Le moment est venu de semer les germes d’un rêve grand en chaque jeune africain.

Voilà 70 000 ans, la trajectoire de l’humanité a été modifiée par la révolution cognitive. Suivront alors les révolutions agricoles (12 000 ans), industrielle (200 ans), etc. Le génie humain a toujours changé le monde. Nous voulons donc créer des milliardaires et notre méthode est simple. Elle repose sur une puissance philosophe, « Les génies inventent, les gens investissent, l’Afrique gagne ».

En quoi ce projet va permettre aux jeunes africains de prendre le développement de leur continent en main ?

La main est le miroir du génie. Mettre l’accent sur le génie africain, c’est prendre en main les difficultés de l’Afrique. LPCM GéniEinvest a très tôt su faire ce discernement. Mieux, elle propose une vraie solution qui repose cet état d’esprit. Diviser l’Afrique en deux, permettre aux uns de mettre en lumière et de vivre de leur génie et aux autres de booster ce génie avec des dividendes en retour, c’est unir l’Afrique pour l’éloigner de la dépendance. Eloigner l’Afrique de la dépendance, c’est la rapprocher de l’autonomie, du développement.

LPCM GéniEinvest, en mettant en place une plateforme très innovante (avec compte d’auteur, compte d’investisseur, compte de lecteur), d’accès universel, permet à tous les Africains de souche ou d’origine de travailler main dans la main, de fédérer leurs forces physiques et intellectuelles grâce à la technologie de dernier cri dans le but d’accoucher, de développer et d’accompagner financièrement les idées lumineuses du génie africain.

L’argent est le nerf de la guerre, dit-on. Après la guerre contre la Covid-19, c’est maintenant la guerre contre le sous-développement. L’originalité de l’approche de LPCM GéniEinvest est de créer un cadre adapté où le génie africain et l’indépendance financière sont hissés au rang de général pour la conquête de l’Afrique à venir. Sachant que le projet LPCM est antérieur à la pandémie du coronavirus, celle-ci vient donc confirmer sa pertinence. Car tout le monde s’est maintenant détrompé des réelles capacités de l’Afrique, contrairement à ce que l’on nous a toujours fait croire.

Il convient de se rendre compte que le monde est actuellement entre les mains de deux groupes personnes : les entrepreneurs et les investisseurs. Le projet « LPCM » s’adresse à tout le monde mais surtout à la jeunesse africaine. Il propose aux uns d’être entrepreneurs et aux autres de devenir investisseurs, pour qu’en fin, « L’Afrique à venir » soit entre les mains des africains.

Quels sont les domaines d’intervention du projet ?

Le projet LPCM englobe tous les domaines, tous les secteurs, tous les thèmes pourvu qu’ils aient un intérêt général et ne heurtent la sensibilité de personne. Aussi, tous les genres littéraires sont autorisés pourvu que leurs contenus ne soient pas obscènes. Mais la Société LPCM GéniEinvest s’est essentiellement focalisée sur le génie africain (inventions, innovations, créations, projets, vision, conservation des différents savoirs purement africains…), sur l’agrobusiness, l’agroindustriel. Cependant, elle ratisse large (e-commerce, immobilier, distribution, même nous envisageons une cryptomonnaie baptisée African’Or).

Parlez-nous des différentes phases du projet.

De façon générale, le projet LPCM est composé de trois grandes phases :

– La phase de promotion : phase où l’on cherche des investisseurs particuliers motivés comme des représentants et des promoteurs (16€), des fathers(160€) et des précurseurs(1600€) dans tous les 54 pays d’Afrique. Cette phase est en cours. Nous avons déjà 125 promoteurs officiels, 11 pays officiellement représentés, près de 60 auteurs inscrits et un peu plus de 4 millions de Francs CFA et ça continue.
– La phase d’écriture couplée à la levée de fonds proprement dite. Cette levée se fera par crowfunding via la plateforme LPCM GéniEinvest (en cours de développement).
– La phase d’exploitation: c’est l’étape pendant laquelle les centaines de millions voire de milliards récoltées sont réinvesties dans les projets sélectionnés des meilleurs parmi les meilleurs.

Nafisiatou Vebama

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