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Burkina : Les miniers crachent dans la soupe

Le Ministère des Mines et des Carrières (MMC) du Burkina Faso ne dispose pas de compétences nécessaires pour encadrer et surveiller les sociétés minières selon le Syndicat National de travailleurs des Mines et de l’énergie (SYNATRAME). Celui revendique aussi de meilleures conditions de vie et de travail.

Selon le SYNATRAME, le personnel spécifique du MMC  (ingénieurs des travaux et des techniciens supérieurs) étant composé essentiellement des agents qui proviennent de l’Université de Ouagadougou, n’a jamais bénéficié de formations diplômantes pointues.

Idrissa OUEDRAOGO

La surveillance et la gestion du secteur minier conduites pour l’essentiel par des ingénieurs des travaux de la géologie, des mines et par des techniciens supérieurs , n’ont pas les compétences nécessaires pour l’exécution de leurs taches. Ils sont obligés de se soumettre parfois et de prendre pour argent comptant les dires des sociétés minières. « Qu’elles vous bernent, ou qu’elles vous trompent, vous ne pouvez pas le savoir car vous n’avez pas les compétences requises pour faire la part des choses » déclare Idrissa OUEDRAOGO, délégué général de la section mine du syndicat.

Il ajoute que les ingénieurs des travaux recrutés depuis 2009, devraient aujourd’hui être des « ingénieurs pleins, capables de rivaliser avec les acteurs des sociétés minières ». Les textes d’organisation des emplois spécifiques depuis 2009 prévoient et autorisent la formation des agents mais « aucun ingénieur des travaux, aucun technicien supérieur n’a eu l’occasion d’aller dans une école professionnelle pour faire une formation de perfectionnement ou de spécialisation, leur permettant d’avoir des compétences et de changer de catégorie à l’instar de leurs collègues de la fonction publique ».

Cependant il reconnait avoir bénéficier de formations continues qui peuvent se compter sur le bout des doigts. Il y a par exemple la formation des cadres en logistique en 2017, celle des secrétaires, des agents de liaison, des chauffeurs et des gardiens en 2018.

« Mais ce n’est pas de ces formations dont nous avons besoin. Il est question de formations diplômantes et spécialisées comme le Niger et le Mali » s’est exclamé Idrissa OUEDRAOGO.

Une des raisons également de cette revendication est le manque de moyens de transport pour la pesée et de colisage. À ce propos le SYNATRAME confesse que ce sont les sociétés minières qui assurent leurs déplacements et les frais de mission afin d’assurer les missions régaliennes de l’État.

« Un de nos collègue lors d’une pesée dans une société minière s’est rendu compte que la balance a été déréglé. Alors celui ci ayant refusé de signer les PV a dû rentrer avec une compagnie de transport car la société a refusé de le ramener ».

Ainsi comme mesure de protestation, le syndicat a décidé de ne plus aller en mission de pesée et de colisage à bord des véhicules des sociétés minières.

Sandrine BADO (Stagiaire)

Infowakat.net

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