21 Mai, 2019 @ 5:33

L’écrivain Bruno Jaffré a animé une conférence sur la politique économique du Burkina Faso sous la révolution de 1983. C`était ce 16 février 2019 à l`Institut Panafricain pour le développement, Afrique de l`Ouest et du Sahel.

Bruno Jaffré

Dans le choix économique de Thomas Sankara, il avait développé une économie autocentré. Cette économie était basée sur les richesses nationales comme le coton, le sésame, le karité, la peau et l`or.
«L’économie burkinabé sous la révolution de 83 était une économie d’autosuffisance pour les agriculteurs et aussi une économie organisée pour l`exportation», a rappelé Bruno Jaffré.

Le public présent à la conférence a redécouvert les efforts de Thomas Sankara pour développer une économie forte et basée sur les richesses nationales.
Il s’agissait pour le leader de la révolution de construire une économie nationale, c’est à dire faire en sorte que les produits locaux soient transformés et consommés à la nationale. Pour le cas du coton par exemple, il s’agissait de le produire, le transformer jusqu’à la finition des habits. Cela permettait à ce « qu’on ne soit pas soumis à la spéculation internationale vue que le coton a toujours été un instrument de spéculation ».

Cette chaine de production, transformation et consommation locale permettait aussi de créer des emplois, et des débouchés aux agriculteurs en leur donnant confiance avec des prix stabilisés.

L`écrivain souligne qu’il y a eu des efforts de développement des unités industrielles de traitement des karités qui s’appelaient SOFIB à l’époque. Et ces efforts ont permis de passer de 70 milles tonnes de coton produits en 1983 à 120 milles tonnes en 1987. «Nous sommes riches de nos propres forces», tel était la pensée du leader de la révolution de 1983.

Bruno Jaffré pense qu’il serait difficile pour le Burkina Faso de retrouver ce type d’économie. « Il y a certes des possibilités de mobiliser les forces nationales et de baser l`économie sur une production nationale et une consommation des produits nationaux. Et ce sont des choses qui peuvent être reproduites mais, la difficulté c’est que tous les dirigeants du pays ne sont pas à la hauteur de Thomas Sankara ».

Pour réussir une bonne économie, il faut des dirigeants engagés. L’écrivain estime que Thomas Sankara a été une personnalité qui a impulsé de sa personne beaucoup de choses pour le développement de ce pays.

Nafisiatou Vebama
Infowakat.net

Tags: ,

0 Comments

Leave a Comment

A LA UNE

LE REPORTER

LES DOSSIERS D’INFOWAKAT

LES DOSSIERS D’INFOWAKAT

PUBLICITE

NEWSLETTER

FACEBOOK

PUBLICITE

PUB

PUB

Partenaires Media

Infowakat Group SARL

Infowakat

GRATUIT
VOIR