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Magistrats ‘’putschés’’ vers la sortie : La confirmation d’un malaise

C’est un truisme : la Justice n’a pas toujours été au rendez-vous de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit au Burkina Faso. Pendant longtemps elle en a même été le talon d’Achille.

Politisation excessive de l’appareil judiciaire, « juges acquis » et aux ordres du parti au pouvoir, institutions judiciaires vidées de leur contenu, dossiers mal traités ou évaporés, jugements à la hussarde…Bref pas de quoi vraiment réjouir l’opinion nationale. Cette dernière ayant la conviction, à tort ou à raison, d’être le dindon de la farce.

Lire aussi : CSM : voici la liste des sanctions prises contre les magistrats sanctionnés

La récente décision du Conseil de discipline du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) de sanctionner certains comportements jugés contraires à  la déontologie et à l’éthique judiciaire en est la preuve évidente. Elle traduit sans doute la volonté du corps de la magistrature de faire le ménage à grande eau en son sein.

Mais elle a réveillé en même temps des querelles en légitimité et des soupçons de règlements de compte  à l’intérieur même de la maison. Une bagarre de chiffonniers livrée sur la place publique et sans retenue.

                        Querelle de légitimité et soupçons d’impartialité

 Si ceux qui sont chargés de dire et de faire respecter le Droit ne s’entendent à ce point sur un minimum de discipline à observer dans leurs propres rangs et surtout sur la qualité des personnes chargées d’exécuter cette tâche, alors il y a vraiment du souci à se faire. Le forum sur la justice organisé en 2015 sous la Transition à hauteur de 300 millions FCFA, aurait-il  alors été passé par pertes et profits ? La question reste posée.

Le «  je ne suis pas  le seul » ou  encore « tous pourris » dont certains des magistrats sanctionnés semblent vouloir se parer dans leur mémoire en défense est révélateur de pratiques peu recommandables qui ont cours depuis longtemps à l’intérieur de l’appareil judiciaire et dont les acteurs se connaissent trop bien pour ne pas savoir exactement qui a fait quoi et au bénéfice de qui.

Dès lors il appartient aux uns et autres de faire toute la preuve de leur bonne foi et au besoin de tirer toutes les conséquences qui s’imposent. La réconciliation entre la Justice et le justiciable en dépend.

                                                                                                                                     Jules SIMON

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