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Moustiques OGM : voici ce que reprochent les OSC à Target Malaria

Target malaria est une opération qui vise l’élimination des moustiques au Burkina à travers l’expérimentation de moustiques génétiquement modifiés. Malgré les alertes de certaines organisations de la société civile, ces moustiques ont été lâchés lundi 1er juillet 2019, à Bana un village situé à quelques kilomètres de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso.

Ce sont au total 6400 moustiques qui ont été lâchés à Bana, un village situé à 25 kilomètres de Bobo-Dioulasso qui vise à éliminer les moustiques au Burkina Faso à l’horizon 2030.

Selon Ali Tapsoba membre de la coalition ouest africaine pour la protection du patrimoine génétique (COPAGEN), qui est contre le lâché de moustiques, cette expérience est « hasardeuse ». De l’avis de ce dernier l’objectif poursuivi par l’expérience n’est pas réalisable.

En principe cette modification consiste à introduire des moustiques dont les gènes sont modifiés. Ces insectes sont cultivés pour être rendus dépendant de la tétracycline, substance sans laquelle ils meurent. Lâchés dans la nature, ces moustiques en s’accouplant transmettraient cette dépendance à leurs petits. Et comme la tétracycline ne se trouve pas dans la nature ces derniers mourront, ce qui réduirait et la population de moustique, et le risque de dengue. Sauf que dans le cas du Burkina, c’est « l’opacité totale » déclare M. Tapsoba. Mais tout porte à croire qu’il s’agirait au Burkina d’un « forçage génétique ».

Le Burkina a importé « 5000 œufs génétiquement modifiés. Ce forçage consiste à introduire un gène chez la première génération de moustiques modifiés qui va détruire le chromosome X en espérant que cela joue sur toute la descendance de ces moustiques ». Ainsi l’on devrait avoir à la longue des moustiques mâles et stériles.

Chose que les chercheurs burkinabè qualifient d’utopiques. Pire cette modification « pourrait entraîner d’autres modifications non maitrisées, de sorte que l’on ne saura plus quelle maladie exactement sera transmise par ces moustiques ».

Le COPAGEN s’indigne aussi du fait que les instigateurs du projet n’aient pas tenu compte des avertissements des organismes internationaux sur les dangers potentiels de cette expérience.

Toutefois, ce qui inquiète plus la COPAGEN c’est le fait que jusqu’à présent aucune évaluation des risques sur la santé humaine, animale et sur l’environnement n’a été faite comme le demande la loi et le protocole de cartagen .

« C’est comme si on apprend à tirer à balles réelles sur la population » reprend Guy Yaméogo, lui memebrre du COPAGEN.

Sandrine BADO (stagiaire)

Infowakat.net

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