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Yirgou : 210 morts avec préméditation, intention, préparation il y a bien génocide (CISC)

Le bilan du massacre de Yirgou s’alourdie avec 210 morts et 19 458 déplacés recensés par le collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC). Le CISC a affirmé que ce chiffre n’est pas exhaustif et qu’il pourrait évoluer à mesure que le recensement continue. Le collectif a au cours d’une conférence de presse animée ce 1er février 2018, donné quelques détails sur le mode opératoires des « bourreaux ».

« Si de simples violences nous sommes passés au génocide, c’est parce que les dirigeants (passés et actuels) sont complices. Mais l’histoire jugera tout le monde » a déclaré Hassan Barry président du collectif, dès l’entame de la rencontre.

A sa suite, docteur Daouda Diallo porte-parole du CISC, affirme que « 20 villages ont été touchés par ce massacre ». Selon lui, « des sources concordantes » montrent que ces exactions ont « été planifiées, ourdies et orchestrées par ces groupuscules sans foi ni loi de Yirgou. En effet, de 23 décembre 2018 au 29 décembre 2018, ces kogolweogo ont fouillé de fond en comble les maisons des peuls pour vérifier s’ils avaient des armes blanches ou de guerres. A partir du 29 décembre 2018, ils ont donné un ultimatum de 72heures à tous les peuls des différents  villages de quitter leurs domiciles avant le 1er janvier 2019 ».

Toujours selon ses dires, « le chef des kogolweogo de Yirgou était une personne ressource très conciliateur, qui rappelait toujours à l’ordre les kogolweogo sur leurs bavures et abus (…) et ces derniers lui reprochaient d’être protecteur des peuls »

Tout porte donc à croire que « l’ultimatum donné qui n’a pas été respecté » est la première raison qui explique ce massacre.

Le CISC affirme par ailleurs que toutes les victimes étaient de « sexe masculin, et des organes ont été prélevés sur les corps ».

Maitre Ambroise Farama, avocat des victimes de Yirgou

Pour Me Ambroise Farama, avocat des victimes de Yirgou « aujourd’hui nous pouvons affirmer qu’il y a bien eu génocide parce qu’il y a eu préméditation, l’intention et la préparation. D’abord ils ont pris le soin de les désarmer, deuxièmement ils leurs ont donné un ultimatum et après l’expiration de l’ultimatum, ils sont passés à l’acte ».

Mais il n’y a pas que cela. Les communautés peules de la localité sont toutes dépossédées de leurs bétails. Aucun chiffre encore à ce niveau mais à en croire Dr Diallo, des témoins ont indiqué que  « les animaux sont chassés vers l’est et vers le Ghana pour y être récupérés ».

Toutefois, le plus frustrant pour le CISC, c’est que 30 jours après ledit massacre aucune personne n’ait été arrêtée. « Pourtant ils ont des noms, mais qu’est-ce qu’ils attendent ? On ne sait pas » rebelote Dr Diallo porte-parole du collectif.

Ange L. Jordan MEDA

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REDACTION

2 commentaires

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MoussNabil 1 février 2019 at 20 h 29 min

“Le pire ce n’est pas la méchanceté des uns mais le silences des autres qui font tous semblant d ignorer. ”
Faut que les Burkinabè d aujourd’hui se disent bien que la paix qui prévaut au Burkina Faso est le plus grand héritage que nous a laissé nos anciens et dont nous avons la lourdes tâche de sa sauvegarde. Elle implique la justice et l inclusion de tout un chacun à son édification peu importe notre bord politique ou notre appartenance sociale.

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Mouscool Barry 2 février 2019 at 16 h 52 min

Et si l’État souhaite débuter la réconciliation national à yirgou?si non 1 mois sans condamnation concrète. Ou

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